Chronologie des événements 1830-1840

Cette chronologie indique les événements les plus importants pour la période entre 1830 et 1836, elle est plus complète pour les années 1837 à 1839.



Juillet 1830

La Révolution en France électrise la jeunesse. Les vrais Patriotes n'accepteraient désormais rien d'autre que l'indépendance complète du Bas-Canada.


Autome 1830

Dernière tentative de régler la question des subsides, mais les Patriotes ne sont plus disposés à accepter des compromis.

Élections générales qui voient l'arrivée de plusieurs jeunes imbus d'idées révolutionnaires.


15 Janvier 1831

Le gouvernement fait arrêter deux journalistes, Ludger Duvernay et Daniel Tracey, pour déclarations diffamatoires.


21 Mai 1832

Lors des élections partielles dans le quartier ouest de Montréal, des soldats britanniques tirent sur la foule, tuant trois Canadiens. Ces premiers "martyrs" deviennent l'objet de fêtes commémoratives pendant plusieurs années.

Les modérés, surtout les ci-devant Patriotes de Québec dont John Neilson, se séparent de Papineau. L'émigration, atteint le chiffre de 50,000, ce qui ne pouvait qu'inquiéter les Canadiens. En même temps, le choléra asiatique, emporté par des Irlandais, fait plusieurs milliers de victimes au Bas-Canada.


17 Février 1834

Présentation des 92 résolutions en Chambre : ces résolutions contiennent tous les griefs des Patriotes. Malgré des débats animés, elles sont adoptées par un vote de 56 en faveur et de 23 contre.


Automne 1834

Lors des élections générales, les Patriotes triomphent partout, malgré des tentatives de corruption de la part des bureaucrates et de la provocation de la part des Britanniques.

Les résultats de cette élection furent probants : la population québécoise de l'époque avait indiqué de façon très nette qu'elle appuyait Louis Joseph Papineau. On n'avait jamais vu 95% des électeurs se ranger aussi résolument derrière un homme, son parti et ses positions.

Le Parti Patriote obtenait 77 des 88 sièges à l'Assemblée, 483 739 voix, contre 28 278 pour les oligarques anglais, les Constitutionnels.


Février 1835

La Chambre se réunissait pour une session de moins d'un mois, au cours de laquelle une seule loi fut votée. Tout le temps se passa en stériles discussions.


Mai 1835

Angleterre, le ministre du secrétariat aux colonies, lord Glenelg annonçait au gouverneur Aylmer des deux Canada la nomination d'un commissaire royal, lord Gosford.


23 Août 1835

Une Commission d'enquête arrive à Québec afin d'examiner les problèmes du Bas-Canada et en trouver une solution. Lord Gosford, le nouveau gouverneur est accompagné de deux assistants, Sir Charles Grey et le whig Sir George Gipps. Lord Gosford se montre très conciliant. Mais la révélation prématurée de ses instructions secrètes renforce la position de Papineau.


Automne 1836

Les députés ajournent une réunion spéciale de la Chambre après seulement 13 jours de session, refusant d'y siéger tant que le gouvernement ne réformera pas la Constitution.


- 1837 -


6 Mars

Lors John Russell ministre de l'intérieur au Parlement britannique, présente 10 résolutions au Parlement de Londres, à la suite du rapport de la Commission d'enquête de Lord Gosford. Ces résolutions rejettent les réformes proposées par les Patriotes et permettent au gouverneur d'utiliser les fonds publics sans l'assentiment de la Chambre.


20 Avril

Le journal "La Minerve" annonce la convocation d'une assemblée dans le comté de Richelieu "pour réprouver les mesures coercitives du parlement impérial".


7 Mai

Assemblée à Saint-Ours, résolutions favorisant les principes républicains et les droits des Canadiens.


15 Mai

Assemblées à Saint-Laurent et à Saint-Marc (comté de Verchères), résolutions demandant l'appel d'une convention générale.


28 Mai

Assemblée à Québec.


15 Juin

Proclamation de Lord Gosford, le gouverneur, contre les assemblées de protestation tenues par les Patriotes.


26 Juin

Assemblée à Saint-Thomas (comté de Bellechasse et de l'Islet).


29 Juin

Assemblée à Montréal.


4 Juillet

Assemblée à Stanbridge (comté de Mississiquoi).


16 Juillet

Assemblée à Deschambault.


26 Juillet

Assemblée à Yamachiche (comté de Saint-Maurice).

Assemblée à l'Assomption.


6 Août

Assemblée à Saint-Constant (comté de Laprairie), en présence de M. de Pontois, ministre plénipotentiaire de la France aux États-Unis, en visite au Canada.


Du 18 au 26 Août

Quatrième session du quinzième parlement; après un long débat, on refuse les subsides.


5 Septembre

500 jeunes gens de Montréal jettent les bases d'une société politique sous le nom de "Fils de la Liberté", lors d'une assemblée à l'Hôtel Nelson, sur la place Jacques Cartier à Montréal.


1er Octobre

Le comité permanent du comté des Deux-Montagnes convoque les habitants des différentes paroisses pour élire des juges de paix. Le 15, on décide aussi de former dans chaque paroisse des corps de milices volontaires.


4 Octobre

Les Fils de la Liberté publient un manifeste demandant le droit de choisir un gouvernement républicain.


15 Octobre

Élections à Saint-Joachim des juges de paix.


22 Octobre

Un millier de Fils de la Liberté font des manœuvres dans les faubourgs de Montréal, en préparation de la réunion du lendemain à Saint-Charles.


23-24 Octobre

Assemblée de la Confédération des six comtés à Saint-Charles; on prépare la convocation d'une convention nationale; on élève une colonne surmontée du bonnet de la Liberté, et portant cette inscription: "A Papineau, ses compatriotes reconnaissants, 1837".

Le 23 octobre au cours de l'après-midi, en pleine assemblée apparue, une divergence idéologique profonde entre les deux chefs patriotes. Lorsque Louis-Joseph Papineau termina son discours en conseilla aux gens de restés sur le terrain de l'agitation constitutionnelle. Ce fut à ce moment, que Wolfred Nelson s'écria :

"Eh bien! moi, je diffère d'opinion avec M. Papineau ; je prétends que le temps est arrivé de fondre nos cuillères pour en faire des balles".

De toutes les assemblées publiques qui précédèrent l'insurrection, celle de Saint-Charles fut la plus importante. Elle précipita le dénouement en activant l'agitation et en décidant les autorités à intervenir.

Il y eut en tout, au cours de la seule année 1837 à la grandeur du Québec, 47 assemblées publiques.


24 Octobre

Mandement de l'Évêque de Montréal contre les Patriotes.


2 Novembre

Assemblée du comité permanent de Québec, qui se déclare solidaire de la Confédération des six comtés.


4 Novembre

Les Fils de la Liberté annoncent la tenue d'une réunion monstre à Montréal.


5 Novembre

Les magistrats interdisent les parades à Montréal.


6 Novembre

Des membres du Doric Club attaquent les Fils de la Liberté, rue Saint-Jacques à Montréal. Les loyalistes saccagent les ateliers du journal patriote de langue anglaise "The Vindicator", et s'attaquent à la maison de Papineau.


10 Novembre

Un détachement de cavalerie se dirige vers Saint-Jean; les Patriotes tirent quelques coups et se retirent.


11-15 Novembre

On arrête cinq chefs patriotes à Québec, mais ils seront remis en liberté provisoire le 18.


13 Novembre

Gosford révoque la commission de 71 juges de paix suspects à Montréal.


16 Novembre

26 mandats d'arrêt sont émis dans le district de Montréal pour crime de haute trahison ou menées séditieuses; André Ouimet, président des Fils de la Liberté et cinq de ses lieutenants sont écroués.


17 Novembre

Le Patriote Bonaventure Viger aidé d'une dizaine d'hommes attaque des soldats de la Montreal Volunteer Cavalery près de Chambly et délivrent le notaire Pierre Paul Desmarais et le docteur Joseph François D'Avignon.


18 Novembre

Thomas Storrow Brown, général des Fils de la Liberté, s'empare du manoir du seigneur Debarztch à Saint-Charles et établit un camp; un détachement de troupes sous le commandement de Wetherall quitte Montréal et se rend à Chambly.


22 Novembre

Le lieutenant-colonel Gore quitte Montréal avec 500 hommes sur le vapeur Saint-Georges pour se rendre à Sorel, ensuite ils se mettent en marche afin d'opérer une jonction à Saint-Charles avec le lieutenant-colonel Wetherall.


23 Novembre

Le lieutenant-colonel Gore, à la tête de six compagnies d'infanterie et d'un détachement d'artillerie attaque les Patriotes retranchés à Saint-Denis sous le commandement de Wolfred Nelson ; après sept heures de combats, Gore se retire laissant plusieurs soldats blessés et tués (d'après le communiqué officiel - 6 tués et 11 blessés) ; du côté dès Patriotes, il y a 12 tués et 8 blessés. Un jeune officier anglais, fait prisonnier, George Weir, est abattu en essayant de s'échapper.

Un camp patriote est établi dans la paroisse de Saint-Benoît, au nord de Montréal, sous le commandement d'Amury Girod.


24 Novembre

Girod veut marcher sur Montréal, mais après un conseil de guerre on décide de se tenir sur la défensive.


25 Novembre

Le lieutenant-colonel Wetherall quitte Saint-Hilaire pour se rendre à Saint-Charles ; à trois milles au sud ; les Patriotes tentent de lui barrer la route sans succès. Les troupes britanniques attaquent les Patriotes retranchés autour du manoir à Saint-Charles ; après deux heures, les Patriotes doivent se rendre. On compte au moins 3 tués et 18 blessés du côté britannique et, du côté des Patriotes, 32 tués incluant les blessés incapables de fuir. Ils furent tous massacrés sans pitié et 30 furent faits prisonniers.


27 Novembre

Après un procès populaire, on exécute Joseph Armand, dit Chartrand à l'Acadie, comme traître.


28 Novembre

Sur le chemin du retour, les troupes de Wetherall sont attaquées par un détachement de Patriotes à Pointe Olivier (Saint Matthias) : deux Patriotes sont tués.


30 Novembre

Wetherall et ses troupes rentrent triomphalement à Montréal, ramenant une trentaine de prisonniers et, comme trophée, la colonne de la Liberté érigée à Saint-Charles le 23 octobre.

Girod et Chénier accompagnés de 200 hommes vont chercher des armes à Oka.


1er Décembre

Louis Joseph Papineau se réfugie à Albany aux États-Unis.


2 Décembre

Le lieutenant-colonel Gore revient à Saint-Denis et découvre le cadavre de George Weir. Le village est incendié.


3 Décembre

Le lieutenant-colonel Gore se rend à Saint-Charles.


4 Décembre

Les troupes du lieutenant-colonel Gore marchent jusqu'à Saint-Hyacinthe.


5 Décembre

La loi martiale est proclamée dans le district de Montréal.


6 Décembre

Un groupe de 80 Patriotes tente de revenir des États-Unis, mais Kemp et 300 miliciens les attendent à Moore's Corner (Philipsburg) ; l'engagement dure 15 minutes et les Patriotes sont obligés de se retirer ; on fait 4 prisonniers et il y a un Patriote tué.


7 Décembre

Le lieutenant-colonel Gore rentre à Montréal.


10 Décembre

Un détachement de soldat britannique prend ses quartiers à Saint-Martin, afin de garder le pont qui mène à Saint-Eustache et à Saint-Benoît.


13 Décembre

Le général des troupes anglaises John Colborne quitte Montréal en direction de Saint-Eustache avec 1,200 hommes.


14 Décembre, le massacre de Saint-Eustache

L'armée britannique traverse la rivière à environ trois milles au-dessous de Saint-Eustache ; elle attaque le village à midi, et le combat fait rage pendant cinq heures. Après la défaite des Patriotes, qui perdent au moins 70 hommes, on incendie le village et le chef des Patriotes, Jean Olivier Chénier, est abattu.


15 Décembre, le sac de Saint-Benoît

Les troupes britanniques et loyalistes avancent vers Saint-Benoît; les Patriotes coincés déposent les armes, le village est mis à sac et complètement détruit par le feu.


16 Décembre

Le colonel Maitland se rend à Sainte-Scholastique et à Sainte-Thérèse.


19 Décembre

64 des 120 prisonniers de Saint-Eustache sont remis en liberté; Colborne revient à Montréal.


21 Décembre

Lord Gosford donne le pouvoir à certaines personnes de faire prêter le serment d'allégeance aux sujets de Sa Majesté partout dans la province; quelques-uns refusent et sont arrêtés.


- 1838 -


5 Janvier

Le président Martin Van Buren des États-Unis proclame la neutralité de son pays et menace de poursuivre tous ceux qui la compromettraient.


10 Février

La Reine Victoria accepte la recommandation de la Chambre des Communes à l'effet de suspendre temporairement la constitution de 1791 (jusqu'au 1e novembre 1840). Elle autorise la formation d'un conseil spécial.


24 Février

Un vol d'armes, attribué aux Patriotes, est effectué à l'arsenal d'Elizabethtown dans l'état de New York.


26-27 Février

Robert Nelson général en chef des forces patriotiques rassemble entre 600 et 700 Frères Chasseurs et sympathisants américains dans le but d'envahir le Bas-Canada. Ils se rendent à Alburg dans le Vermont.

John Colborne entre officiellement en fonction. La loi martiale est proclamée.


28 Février

Les Patriotes commandés par Robert Nelson et le Dr Cyrille Côté entrent dans la province et s'arrêtent aux environs de Caldwell's Manor (Noyan). Robert Nelson proclame l'indépendance du Bas-Canada.

Le lendemain, Nelson et les Patriotes sont obligés de se retirer de l'autre coté de la frontière. L'armée américaine arrête Nelson et Côté.


30 Mars

Lord Durham est nommé Capitaine général et Gouverneur en chef de toutes les colonies britanniques d'Amérique du Nord. Il est en outre nommé Commissaire enquêteur.


27 Avril

Révocation de la loi martiale dans le district de Montréal ; 501 personnes sont incarcérées à Montréal pour faits de trahison ou menées séditieuses, 5 à Québec.


27 Mai

Lord Durham, nouveau gouverneur arrive à Québec à bord du vaisseau de guerre Hastings.

John Colborne remet ses pouvoirs de gouverneur deux jours plus tard a Lord Durham.


1er Juin

Le Conseil spécial est remplacé par un Conseil exécutif. Quelque 150 personnes sont toujours en prison.


18 Juin

Lord Durham fait proposer aux 8 principaux chefs de la première insurrection de 1837, un aveu de culpabilité en échange de la grâce de tous les autres détenus politiques.


22 Juin

Évasion de Louis Lussier, un des accusés du meurtre de George Weir.


26 Juin

Un nouveau projet d'aveu des huit chefs de l'insurrection de 1837 est accepté par les deux parties.


28 Juin

Proclamation d'amnistie pour tous les détenus sauf les 8 chefs qui ont signé l'aveu comme condition de l'amnistie pour les autres. Sont exclus les 16 patriotes réfugiés aux États-Unis et les dix accusés du meurtre de George Weir.


2 Juillet

Huit chefs du mouvement patriotique sont envoyés en exil aux Bermudes : ils montèrent, enchaînés, à bord du bateau le Canada qui devait les conduire jusqu'à Québec. Le 6 juillet ils quittèrent Québec sur la frégate de guerre Vestale à destination des Bermudes.


16 Août

Le Parlement de Londres passe un Bill d'indemnité qui désavoue la politique de Durham.


26 Septembre

Monseigneur Lartigue, Évêque de Montréal, fait parvenir aux autorités gouvernementales une missive dévoilant les plans de la prise de pouvoir par les patriotes.


2 Novembre

Lord Durham quitte le Canada et laisse le commandement à Colborne.


3 Novembre

Rassemblement des Frères Chasseurs à divers points autour de Montréal.

  1. À Beauharnois.
  2. Dans la paroisse de Sainte-Martine, au camp Baker. On comptera 500 hommes le 7, après le regroupement des deux camps.
  3. À Châteauguay, une centaine.
  4. À la Pointe-Olivier (Saint-Matthias).
  5. À la Rivière-à-la-Tortue, dans Saint-Constant, 200.
  6. À Boucherville, au camp de la montagne, un millier, entre le 6 et le 10 novembre.
  7. À Napierville, au grand camp, 3000 hommes sous le commandement du général en chef Robert Nelson, président de la République du Bas-Canada.

Une partie des Patriotes à Saint-Constant désarme les Loyalistes.


4 Novembre

Proclamation de la loi martiale par Colborne.

Une centaine de Patriotes à Châteauguay, sous le commandement de Cardinal et Duquette, se rendent à Caughnawaga dans l'intention d'obtenir des armes ; Cardinal et Duquette sont faits prisonniers.

À Terrebonne, la police arrête un Patriote;

À Napierville, Robert Nelson proclame de nouveau l'indépendance du Bas-Canada devant 700 Patriotes en rang.


5 Novembre

Les Patriotes de Beauharnois s'emparent du bateau à vapeur Henry Brougham et le rendent inutilisable pour le transport des troupes ennemies.


6 Novembre

À Terrebonne, la police cerne la maison de Charles Bouc, mais après une fusillade se retire.

Une centaine d'hommes quittent Napierville afin de se rendre aux frontières chercher des renforts à Rouse's Point (NY).


7 Novembre

Les Patriotes de Beauharnois se rendent au camp Baker de Sainte-Martine.

À Terrebonne, on conclut un traité de paix entre les Loyalistes et les Patriotes ; mais par la suite, les autorités le renient et arrêtent les Patriotes dispersés.

300 Patriotes sous le commandement de Cyrille-Hector Octave Côté se dirigent vers Lacolle où ils rencontrent les troupes régulières de Colborne. Après une demi-heure de combat, les Patriotes sont dispersés, laissant 8 morts.


8 Novembre

L'armée patriote de 600 hommes marche vers Odelltown afin de rétablir les communications avec la frontière. On rampe à Lacolle: quelques traîtres essayent d'y capturer Robert Nelson à un avant-poste sur la rivière, mais sans succès.

L'habeas corpus est suspendu dans la province.


9 Novembre

Les Patriotes commandés par Rober Nelson, Charles Hindelang et le major Hébert s'attaquent aux Loyalistes retranchés à Odelltown, mais ils doivent se retirer après deux heures de combat à cause de l'arrivée de troupes britanniques: on y laisse plusieurs morts. Nelson se réfugie aux États-Unis.

Huit cents Volontaires et soldats attaquent les forces patriotiques du champ Baker de Sainte-Martine qui est sous le commandement du colonel James Perrigo. Devant l'ardeur des patriotes au combat les forces anglaises doivent retraiter: c'est la victoire pour les Patriotes.


10 Novembre

Menacés par les troupes de Colborne, n'ayant plus de munitions et ayant subi des pertes considérables, les Patriotes cherchent à regagner la frontière. Plusieurs sont faits prisonniers, dont Charles Hindelang.

Le comté de Laprairie est soumis au feu et au pillage.


12 Novembre

Marie Thomas Chevalier de Delormier est arrêtée près de la frontière américaine.


13 Novembre

Les Patriotes de Boucherville se dispersent à la nouvelle de l'arrivée des troupes.


26 Novembre

Le lundi 26 novembre, trois volontaires parviennent à se saisir du colonel James Perrigo sur les terres de la concession Lapigeonnière du village de Saint-Edwards. Dans les jours suivants son arrestation, celui-ci est dirigé à la prison de Montréal.


28 Novembre

Le procès de douze des prisonniers de Caughnawaga débute à Montréal.


6 Décembre 1838 au 1er Mai 1939

Quatorze procès devant la cour martiale; 9 Patriotes sont acquittés et 99 sont condamnés à mort. De ce nombre, 12 seront exécutés, 58 déportés en Australie et 27 libérés sous cautionnement.


21 Décembre

Exécutions de Joseph Cardinal et Joseph Duquette.


- 1839 -


2 Janvier

Joseph-Guillaume Barthe, poète, et Napoléon Aubin, journaliste, sont emprisonnés, l'un pour avoir écrit un poème aux exilés et l'autre pour l'avoir imprimé dans son journal, Le Fantasque.


18 Janvier

Exécutions des Patriotes, Pierre Decoigne, François Hamelin, Joseph Robert, Ambroise et Charles Sanguinet.


11 Février

Présentation du rapport Durham au Parlement de Londres.


15 Février

Exécutions des Patriotes Charles Hindelang, Marie Thomas Chevalier Delorimier, Pierre-Rémi Narbonne, François Nicolas et Amable Daunais.


6 Mai

La Cour martiale instaurée par le général John Colborne le 28 novembre 1838 est dissoute après avoir accompli sa besogne meurtrière, mais les représailles continuèrent de plus belle.


27 Septembre

Les 58 exilés quittent Québec à destination de l'Australie à bord de la frégate anglaise Buffalo, commandée par le capitaine Wood.


11 Novembre

Lord Thomson, le nouveau gouverneur convoque un Conseil spécial.


12 Novembre

6 Résolutions sont présentées au Conseil. Elles prévoient l'Union des deux Canada, la garantie d'une liste civile permanente, l'imputation de la dette du Haut Canada aux revenus des deux provinces et le remplacement de la Législature temporaire par une législature normale et permanente.


13 Novembre

Le Conseil adopte les résolutions présentées la veille.


18 Novembre

Lord Thomson part pour Toronto afin d'obtenir l'adhésion de la Législature du Haut Canada à son projet.


14 et 23 Décembre

Le Conseil et l'Assemblée du Haut Canada acceptent le projet d'Union.


23 Juillet 1840

Sanction de l'Acte d'Union par la reine Victoria. Il entrera en vigueur le 10 février 1841.

haut Retour au haut de la page haut