Natif de Montmagny, Antonin Proulx a fait ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et à l'Université Laval. Spécialiste en pêcheries, il a oeuvré surtout dans l'administration publique fédérale à Ottawa. À sa retraite depuis 1985, il consacre une bonne partie de son temps aux recherches généalogiques. Il est l'auteur, entre autres, d'un Dictionnaire généalogique des familles Proulx. Il est membre de plusieurs sociétés de généalogie du Québec et de l'Ontario.
Né à Québec, Pierre Proulx, cousin d'Antonin, a fait ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et à l'Université Laval. Pendant plus de quarante ans, il a pratiqué la médecine générale et la médecine du travail à Québec. Il a été médecin expert auprès de compagnies d'assurances et un membre très actif du Conseil des médecins de l'hôpital Saint-François-d'Assise et de la Clinique Roy-Rousseau. Il est membre de la Société de généalogie de Québec et, depuis sa retraite en 1996, il consacre une partie de ses loisirs à la généalogie.
Résumé
Dans L’Ancêtre, volume 29, hiver 2003, nous avons présenté, preuves à l’appui, les renseignements concernant la date et l’endroit de naissance de notre ancêtre Jean Prou(st) ainsi que des documents au sujet de ses parents et de ses grands-parents. Dans ce deuxième article, nous poursuivons notre travail en produisant des actes de baptême, mariage et sépulture des frères et sœurs ainsi que des oncles et tantes de l’ancêtre. Nous livrons également le résultat de nouvelles recherches concernant sa famille. À la suite de l’analyse et commentaires en regard de tous ces actes, nous donnons quelques renseignements tirés de l’histoire de la région de Saumur et des informations complémentaires sur la commune actuelle de Distré, tout en ajoutant quelques mots des Proust qui habitent encore ce milieu.
LES FRÈRES ET SŒURS DE NOTRE ANCÊTRE1
1- Denize :
Elle a été baptisée le 5 avril 1648.
Le 5 jour dapvril dimanche des rameaux 1648 a esté baptizée denize fille de jean proust le jeune et de loyse vallée sa femme ont esté parain Mre vincent arnault (sieur de la grillere) fermier du prieuré de Ceaux2 et maraine julianne toreau qui a dit ne scavoir signer, gloze sieur de la grillere3
L. Esnault (avec paraphe) Curé.
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1 - Afin d’éviter la publication d’un document volumineux, nous n’avons présenté que la copie conforme de quelques actes avec le texte adjacent et pour ce qui est des autres actes, nous nous en sommes tenus à la production du texte seulement.
2 - Le fermier d’un prieuré occupait une fonction importante, celle de régisseur ; selon les recherches que nous avons effectuées, il s’agit de Ceaux-en-Loudun dépendant à ce moment-là de Faye-la-Vineuse, situé près de Richelieu (Indre-et-Loire).
3 - Le mot "gloze" (dans notre vocabulaire moderne "glose") désigne une annotation interlinéaire ou marginale explicative ; dans le cas présent, M. Arnault était Sieur (ou Seigneur) de la Grillère, domaine rattaché au prieuré de Ceaux.
2- Perrine (la première) :
Elle a été baptisée le 19 juillet 1650.
Le 19 juillet 1650 a esté baptizée perrine fille de jean proust le jeune et de loyse vallée sa femme ont esté parain Mr laurent vallin praticien et maraine dame perrine Bruneau fille de Mre Toussainct Bruneau marchand qui ont signé
perrine brunneau L Vallin (avec paraphe)
L Esnault (avec paraphe) Curé susdit
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Elle a été inhumée le 25 février 1654.
Le mercredi 25 jour de febvrier 1654 a esté faicte procession po(ur) une petite fille de jean proust le jeune aagée de 3 ans enterrée dans leglise dudit distré g messe.
3- Perrine (la deuxième) :
Elle a été baptisée le 14 mars 1657.
Aujourd’huy quatorzieme jour de mars 1657 a esté Baptizée perrine fille de jean proust le jeune et de louisse vallée ses pere et mere a esté parain Thomas Godineau et maraine perrine Boisnard Lesquels ont dit ne scavoir signer fait par moy ptre vicaire soubsigné
M Lemée presbre
Vicaire dudit distré
(avec paraphe)
4- Thomas :
Il a été baptisé le 11 mars 1659.
Thomas fils de Jean Proust le jeune et de Louise Vallee son espouse fut baptisé sur les fonts baptismaux de St Jullien de distré par nous ptre vicaire dudit Lieu Soubsigné furent parain Thomas Paullayr
Maraine#4
et Michelle Bourdin lesquels ont declaré ne scavoir signer faict ce unzieme jour de Mars mil six cent cinquante et neuf.
E Verdon (avec paraphe)
Il a été inhumé le 18 mars 1659.
Thomas fils de Jean proust et de Louise valléé son espouze aagé de sept jours a esté enterré au cymettiere de distré par moy vicaire soub signé le dix huitieme mars 1659.
M Lemée pbre
Vicaire susdit (avec paraphe)
5- Louise :
Elle a été baptisée le 2 octobre 1661.
Le deuxieme jour doctobre 1661 a esté baptisée Louise fille de jean proust et de Louise Vallée ses pere et mere a esté parain jean hardouin de la Bilange5 et maraine Nicole Martin
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4 - Un des caractères spéciaux utilisés par le prêtre (ou le cas échéant, par un notaire) entre les lignes ou en marge d’un texte afin d’y apposer un mot ou un membre de phrase qu’il avait oublié d’inscrire lors de la rédaction d’un acte ou encore d’y faire un ajout.
5 - Bourg (paroisse) Saint-Nicolas, appelé aussi Bilange Saint-Nicolas et faisant partie de la ville de Saumur.
qui ne scavaient signer par moy vicaire de distré soub signé
F Ammonet (avec paraphe)
Elle a été inhumée le 14 octobre 1661 avec sa mère Louise Vallée.
Le dit jour et an que desus a esté enterrée la femme de jean proust le jeune de pocé aagée de quarante Et trois ans ou Environ avec sa petite fille aagée de douze jour ou Environ
6- Une petite fille :
Inhummée le 5 mars 1663.
Le cinquieme mars 1663 fut faicte la sepulture d’une petite fille de deffumct jean proust par moy.
Curé portier
LES ONCLES ET TANTES PARTERNELS DE NOTRE ANCÊTRE
1- Anne :
Elle a été baptisée le 8 septembre 1626.
Le huictiesme jour de septembre mil six cens vingt et six a esté baptizée Anne fille de jean proust et de denize martin sa femme ont esté parain Mr Urbain pavillon de Cunault6 et maraine m...(nom effacé) (qu)i a dict ne scav(oir) (sig)ner.
Pavillon
L Esnault (avec paraphe)
Curé dudit lieu
2- Pierres :
Il a été baptisé le 4 août 1628.
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6 - Village situé à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Saumur, siège d’un prieuré supprimé en 1741 ; cette commune s’est fusionnée avec Chênehutte-les-Tuffeaux et Trèves.
-/ II /-
Du Ve(n)dredy quatre jour dAoust susdit an mil six cents vingt et huict a este baptisse un enfant fils de Jean proust et de denise martin Nay du legitime Mariage lequel a este nomme Pierre (parain) Andre Ouvrat fils de Mathurin ouvrat et (maraine) …esse (partiellement effacé) L’ambert fille de Nicollas L’ambert tous (de) cette paroisse lesquels ont dict ne scavoir signer faict par moy vicaire a distre soubz signer les jour et an que dessus.
Fortin (avec paraphe)
3- Jamet (parrain de notre ancêtre):
Il s’est marié le 16 juillet 1648.
Le 16 jour de juillet 1648 ont esté espousez en leglise de distré par nous Curé dudit lieu soubsigné jamet proust fils de jean proust et de denize martin ses pere et mere et julianne thoreau fille de deffunct toussainct toreau et francoise masson ses pere et mere tous de cette paroisse en presence de M(essi)re Fra(n)cois Philastreau ptre vicaire audit distré pierre proust Vincent Arnault michel maugin et plusieurs autres lesdites parties ont declaré ne scavoir signer
Philastreau
Proust
Vincent Arnault
G Arnault
Maugin parin de ladite thoreau
L Esnault (avec paraphe) Curé.
RÉSULTAT DE NOUVELLES RECHERCHES
Une étude approfondie des microfilms des paroisses de Saint-Julien de Distré, Saint-Pierre du Vaudelnay et Notre-Dame de Nantilly, nous permet de formuler les observations suivantes :
1- Le microfilm de Distré7
La lecture d’autres actes nous a révélé la naissance de plusieurs cousins de notre ancêtre. Des enfants de Jamet Proust, oncle et parrain de notre ancêtre, et de Julianne Thoreau : Ambroise, Andrée (la première), Andrée (la deuxième) et Françoise. Ceux de Pierre Proust, sergent royal, également oncle de notre ancêtre, marié à Marie de la Chartre : Julien, Catherine, Renée, Marie et Julienne.
Nous avons aussi retracé d’autres Proust. Si l’on en juge par le nom des parrains ou des marraines de leurs enfants, il est presque certain qu’il existait un lien étroit de parenté entre ces Proust et notre ancêtre :
René, époux de Jeanne Esnault qui vivait dans le hameau de Pocé et qui a été inhumé le 10 octobre 1661 à l’âge de 72 ans;
Julien, sergent royal, marié à Jacquine Rousseau et qui habitait aussi à Pocé;
Marie, mariée à Michel Barre.
2- Le microfilm de Vaudelnay8
L’étude du contenu de ce microfilm ne nous a pas permis de découvrir l’acte de baptême de Louise Vallée, mère de notre ancêtre. L’année présumée de sa naissance est 1618; malheureusement, l’écriture des actes du feuillet de l’année précitée est tellement pâle que ces actes sont illisibles. Sur le feuillet de l’année 1620, nous avons retracé cependant l’acte de baptême de sa sœur, Jeanne, née le 20 avril.
Le registre du Vaudelnay (incluant Saint-Hilaire de Rillé) ne contient l’inscription des actes de mariage qu’à compter de 1666 et, bien sûr, celui des parents de Louise Vallée, Charles Vallée et Renée Angers n’y figure pas.
Bien que le registre comprenne les actes de sépulture à compter de 1642, nous n’avons pas trouvé le leur.
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7 - Latter-Day Saints, microfilm # 1815257, registres paroissiaux, église catholique, paroisse de Distré (Maine-et-Loire).
8 - Ibid., microfilm # 1809218, registres paroissiaux, paroisse du Vaudelenay (Vaudelnay, Maine-et-Loire).
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3- Le microfilm de Notre-Dame de Nantilly9 : une belle trouvaille
Nous savons que Jean Proust le jeune, père de notre ancêtre, est décédé entre le 14 octobre 1661 et le 5 mars 1663, mais qu’il n’a pas été inhumé à Distré. Nous avons donc scruté chacun des nombreux actes de sépulture de janvier 1661 au 31 décembre 1662 rédigés sous la plume d’un curé qui n’avait certainement pas remporté de prix de calligraphie au cours de ses études… À noter qu’aucun acte de sépulture n’est inscrit au registre de 1663 à 1669. Nous avons finalement retracé un acte qui correspond au 14 mai 1662 et qui se lit comme suit : "Le même jour jean proust au dit bourg" Il s’agit du bourg de Nantilly faisant partie de la ville de Saumur.
La découverte de cet acte confirme donc l’hypothèse que nous avions avancée qu’après le décès de son épouse en octobre 1661, Jean Proust le jeune avait déménagé avec sa famille dans la paroisse de Notre-Dame-de-Nantilly, à Saumur, et expliquerait l’affirmation de notre ancêtre qui, lors de son mariage à Québec, disait qu’il venait de Nantilly.
ANALYSE ET COMMENTAIRES
1- Les prénoms :
Selon la coutume, on ne donnait qu’un seul prénom et ce dernier était souvent le même que celui du parrain ou de la marraine.
2- Les patronymes :
Outre les patronymes déjà mentionnés, nous en avons retracé d’autres qu’on retrouve au Québec : Caron, Garneau, Guérin, Martineau, Ménard. Mercier, Morin, Pelletier, Prémont, etc.
3- Les professions :
Les professions étaient très rarement mentionnées sauf celles des "notables" : acheteur, commis-greffier, fermier, notaire royal, praticien (médecin), marchand et sergent royal.
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9 - Ibid., microfilm # 1687944, registres paroissiaux, paroisse de Nantilly (Saumur, Maine-et-Loire).
4- Expressions particulières :
On retrouve de façon habituelle les expressions "fils ou fille de deffuncts X et Y vivants (sic) en la paroisse de …". On aura compris que le mot "vivants" signifiait "de leur vivant". Dans l’acte de sépulture de la grand-mère de notre ancêtre, on pouvait lire : "…a esté ensépulturée Denize Martin vivante…". D’ailleurs, on retrace cette expression dans les actes religieux ou notariés de mariage, dans les débuts de la Nouvelle-France.
En marge de certains actes de sépulture figurent souvent les mots "La Drouet, La Bourdin, La Proust et sa fille". Il ne faut pas imputer à cette expression un sens péjoratif ou de mépris que notre vocabulaire moderne lui donne. Bien au contraire!
Le mot "ensépulturer", disparu du vocabulaire, était un terme très imagé pour décrire l’inhumation ou l’ensevelissement.
5- Coutumes religieuses :
Naissance et baptême10 : dans les actes de baptême, la date et l’heure de la "nativité" n’est pas mentionnée, comme dans les autres paroisses d’ailleurs, bien que l’article 51 de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts promulgué en août 1539 par François Ier en formulait l’obligation. Il est fort probable que le nouveau-né était baptisé le jour même de sa naissance. Nous avons retracé quelques actes où le célébrant signale que l’enfant n’a été baptisé que le lendemain de sa naissance. Le prêtre devait mentionner si le parrain ou la marraine savait ou non signer, se conformant ainsi aux dispositions de l’Ordonnance de Blois édictée en mai 1579 par Henri III.
Mariage11 : si l’un des futurs époux ne résidait pas dans la paroisse où avait lieu le mariage, il devait avoir obtenu un certificat du pasteur de la paroisse où il demeurait; le prêtre avait l’obligation de mentionner la délivrance de ce document lors de la rédaction de l’acte ("par certifficat ou en vertu du certifficat de Mre le vicaire de la paroisse de…"). Il devait aussi inscrire si "les parties contractantes et présentes" avaient déclaré "scavoir signer" ou non de même que les quatre témoins obligatoires. Ceux qui savaient signer apposaient leur signature au bas de l’acte, conformément également à l’Ordonnance précitée.
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10 - G. Cabourdin et G. Viard, Lexique historique de la France d’Ancien Régime, Paris, Ed. Armand Colin, 1990, p.35.
11 - Ibid. pp.212-213.
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Sépulture : il est presque certain que la sépulture avait lieu le jour même du décès à cause de l’absence de l’embaumement et surtout nécessitée par les épidémies mortelles infectieuses qui se propageaient à un rythme foudroyant. Nous avons retracé quelques actes où le curé écrit qu’il a dû "attendre" le lendemain du décès pour procéder à l’inhumation du défunt.
Un grand nombre d’actes mentionne qu’une "procession" était "faicte" pour le "deffunct ou la deffuncte X enterrée dans le cymettiere de distré". Parfois, l’inhumation avait lieu dans l’église comme dans le cas de Perrine Proust le 25 février 1654. Le célébrant inscrivait sur l’acte le nombre de grand-messes à célébrer et s’il y aurait célébration de vêpres et de vigile. À Notre-Dame-de-Nantilly, le curé soulignait souvent que l’enterrement s’était déroulé en présence de la petite communauté (les proches) ou de la grande communauté (un grand nombre de paroissiens).
6- Analphabétisme, pauvreté et cloisonnement :
À la lecture des actes, on constate que la plupart des paroissiens de Distré étaient analphabètes comme c’était le cas dans tous les villages et pour une grande partie de la population des villes de France. Les gens qui savent lire, écrire et compter - à peine cinq pour cent - sont ceux qui en ont besoin ou qui en ont les moyens : la classe dirigeante bien sûr, en particulier la noblesse, le milieu ecclésiastique, celui de la justice, de la milice et de la finance. "Une infime minorité de lisants-écrivants, une immense majorité d’analphabètes"12. Dans la famille de notre ancêtre, la seule signature que nous ayons retracée est celle de son oncle Pierre Proust.
La paroisse de Distré, nous le savons, était un prieuré. C’était donc une dépendance faisant partie d’un réseau de prieurés
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12 - Gabriel Audioso et Isabelle Rambaud, Lire le français d’hier, Paris, Ed. Armand Colin, 2001, p.21.
qui appartenaient depuis le XIIe siècle à l’Abbaye de Saint-Florent de Saumur avec tous les bénéfices importants qui en résultaient. Cette situation a perduré jusqu'à la Révolution13.
On sait qu’aux XVIe et XVIIe siècles, la majeure partie de la population française réside à la campagne et les paysans sont très pauvres. Près de 90% des époux et des épouses sont originaires de la même paroisse ou d’une paroisse avoisinante. "…chaque village vit sur son terroir, coupé des autres par un espace inhabité. Les communautés rurales entretiennent évidemment des relations entre elles et avec la ville voisine, mais ces dernières ne sont ni quotidiennes ni intenses14". Distré ne fait pas exception : c’est un petit monde cloisonné et endogame.
7- Des Proust à Distré et à Saumur
Dans la conclusion de la première partie de notre article, nous faisions part que nous avions amorcé des contacts avec des Proust habitant actuellement Distré et la région de Saumur afin d’échanger des renseignements sur nos familles. Des quatorze familles à qui nous avions adressé une lettre, deux seulement ont eu la gentillesse de communiquer avec nous. Mme Marie Proust, 92 ans, la doyenne des Proust de la région, nous a chaleureusement invités par l’entremise de sa fille, Mme Gilberte Proust-Bigot, à lui rendre visite à Distré, dans l’agglomération de Munet où elles résident. Elle n’a pu cependant nous fournir des renseignements précis sur les ancêtres Proust. Un résidant de Saumur, M. Jean-Marie Proust, nous a communiqué le résultat des recherches généalogiques qu’il avait effectuées il y a quelques années concernant ses ancêtres Proust. L’ancêtre le plus éloigné qu’il avait retracé était François Proust qui avait épousé Marie Parent le 1er juillet 1715. Malheureusement, nous n’avons pas pu établir encore de lien direct entre sa lignée et la nôtre, mais il est fort probable que ce lien existe.
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13 - Prieurés et églises (région de Saumur). Site : http://pagesperso-orange.fr/saumur-jadis/index.html. (seize chapitres bien documentés sont consacrés à l’histoire de cette région).
14 - Gabriel Audioso et Isabelle Rambaud, op.cité, p.14-15.
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Marie Proust
Gilberte Proust-Bigot
Un homme d’affaires de la région d’Angers, M. Michel Allard, maintenant à la retraite, et son épouse, Louisette, que le hasard nous a fait rencontrer lors d’un séjour aux États-Unis et avec qui nous avons tissé des liens d’amitié, se sont offerts à se rendre à Distré et ses environs. Ils y sont donc allés en avril 2002 et ont croqué pour nous des photos des lieux, en particulier de quelques sites historiques que nous avons reproduits lors de la présentation de notre premier article et aussi de quelques résidents. Ils ont eu une rencontre très agréable avec Mme Marie Proust, sa fille Gilberte et son gendre, M. Germain Bigot, viticulteur. Nous tenons donc à les remercier de leur précieuse et aimable collaboration.
Selon les renseignements que nous a fournis le maire de Distré, la commune a été l’objet d’importantes rénovations il y a quelques années, "La Mairie s’est installée en 1994 dans un bâtiment acquis par la commune en 1891 à usage de presbytère, bâtiment accolé à l’église, prieuré des moines de l’abbaye de Saint-Florent et leur propriété jusqu’à la Révolution"15.
Lors de sa visite à Distré et dans la région avoisinante, M. Michel Allard a constaté qu’on assiste, dans l’agglomération de Pocé, à une restauration domiciliaire importante et coûteuse par des personnes qui travaillent à Saumur et qui ont choisi de retrouver la quiétude de la campagne.
Mairie de Distré
CONCLUSION
Dans le présent article comme dans l’article précédent, nous avons produit tous les renseignements que nous avons pu recueillir jusqu’à ce jour sur notre ancêtre Jean Prou(st) en France et sur sa famille. Nous en avons fait une analyse exhaustive et nous avons aussi décrit le milieu dans lequel cette famille a vécu en France.
Au départ, notre objectif était tout simplement de trouver l’endroit et la date de naissance de notre ancêtre, mais nous avons goûté au plaisir d’en découvrir beaucoup plus. Il nous reste d’autres pistes à explorer et nous continuerons nos efforts dans cette voie.
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15 - Extrait d’un document dactylographié reçu en mars 2002 de M. E. Touron, maire de Distré, et intitulé "Quelques repères historiques".
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